Quand remplacer, et quand réparer
Toutes les fenêtres qui laissent passer un courant d'air ne sont pas à changer. Un coupe-froid écrasé, une quincaillerie déréglée ou un scellant fissuré se reprennent. Un thermos embué entre les vitres, un cadre pourri à la base ou un ouvrant qui ne ferme plus d'aplomb relèvent du remplacement.
La buée entre les vitres
De la condensation à l'intérieur du double vitrage signifie que le joint scellé a cédé : l'unité n'isole plus comme prévu et rien ne la remet en état. Sur certains modèles récents, l'unité scellée se change seule en gardant le cadre ; sur les fenêtres plus anciennes, la pièce n'existe plus et c'est la fenêtre entière qui se remplace.
Le cadre existant décide de la méthode
Si le cadre brut est sain et d'équerre, la pose se fait par l'intérieur ou par l'extérieur sans toucher au revêtement. S'il est humide ou affaissé — ce qui se voit souvent au bas des fenêtres exposées au sud-ouest — il se reprend avant la pose. Une fenêtre neuve posée sur un cadre pourri reporte le problème de deux ans.
Ce que le remplacement change vraiment
Le gain le plus net n'est pas toujours celui qu'on attend. Le confort près de la fenêtre, la disparition des courants d'air froid au sol et l'atténuation du bruit se ressentent tout de suite. La baisse sur la facture de chauffage existe, mais elle dépend surtout du nombre de fenêtres remplacées et de l'état du reste de l'enveloppe.
Remplacer par étapes
Il n'est pas obligatoire de tout changer d'un coup. Commencer par la façade la plus exposée ou par les pièces occupées donne le gain de confort le plus visible pour le budget engagé, et laisse le reste pour une phase suivante — à condition de garder le même modèle et la même teinte pour l'uniformité de la façade.